Xylella fastidiosa

Introduction

Xylella fastidiosa est une bactérie pathogène des plantes transmise par vecteur et associée à des maladies graves dans un large éventail de plantes. Elle provoque la maladie de Pierce de la vigne, qui constitue un problème majeur pour les producteurs de vin aux États-Unis et en Amérique du Sud. La bactérie X. fastidiosa a été détectée sur des oliviers dans la région des Pouilles, dans le sud de l'Italie, en octobre 2013 ; c’était la première fois que la bactérie était signalée dans l'Union européenne. Depuis lors, elle a également été signalée en France, en Espagne et en Allemagne. Des contrôles sont en place pour empêcher sa propagation.

De nombreuses espèces d'insectes qui se nourrissent de la sève du xylème sont connues pour être des vecteurs de la bactérie. X. fastidiosa présente également une large gamme de plantes hôtes, y compris de nombreuses plantes cultivées et sauvages communes.

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29 octobre 2019 jusqu’à 30 octobre 2019
Ajaccio, Corsica
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Inscriptions ouvertesdate limite : 28 avril 2019
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Activités récentes

En septembre 2018, l’EFSA a publié la mise à jour de sa base de données des plantes hôtes de Xylella fastidiosa. La liste actualisée comprend 563 espèces de plantes identifiées par une nouvelle recherche documentaire et à partir des signalisations adressées à EUROPHYT, le service européen de notification des interceptions phytosanitaires. La liste est accessible sous forme de données brutes dans la Knowledge Junction, le référentiel ouvert de l'EFSA qui contient les données et les pièces justificatives utilisées dans les évaluations des risques, ou sous forme de rapports interactifs.

En juillet 2018, l’EFSA a également mis à jour le classement pathogène de X. fastidiosa, qui faisait partie intégrante de son évaluation des risques du pathogène publiée en 2015. Le groupe scientifique sur la santé des plantes de l'EFSA a conclu que X. fastidiosa remplissait les critères pour être considéré comme un organisme devant faire l’objet d’une quarantaine dans l'UE.

Jalons clés

2017

En novembre 2017, l'EFSA coorganise une conférence sur les développements scientifiques les plus récents en matière de X. fastidiosa. Plus de 250 experts phytosanitaires du monde entier participent à l'événement à Palma de Majorque, en Espagne. Le programme comptait environ 50 présentations portant sur des questions telles que les connaissances actuelles sur l'agent pathogène, sa transmission, la résistance des plantes et les mesures de lutte.

2016

En février 2016, la base de données recensant les plantes hôtes est mise à jour et inclut 44 nouvelles espèces. La plupart des nouvelles espèces (70%) ont été identifiées dans le sud de l'Italie (Pouilles), en Corse et dans le sud de la France (région Provence-Alpes-Côte d'Azur).

Le mois suivant, l’EFSA publie un rapport préparé par le Conseil national italien de la recherche sur les plantes hôtes de X. fastidiosa CoDiRO, qui confirme que la souche CoDiRO est à l’origine du dépérissement des oliviers.

En avril, l’EFSA conclut que les recherches menées dans les Pouilles montrent que certains traitements permettent de réduire les symptômes de la maladie causée par X. fastidiosa mais n'éliminent pas le pathogène des plantes infectées.

En août, les experts concluent qu'il n’existe pas de preuve scientifique qui indiquerait la présence de types multiples de X. fastidiosa dans les Pouilles. Ils se penchent ensuite sur de nouveaux éléments de preuve concernant la catégorisation de Vitis (vigne), Citrus (agrumes), Quercus ilex (chêne vert) et Phoenix roebelenii (palmier nain ornemental) en tant que plantes hôtes de X. fastidiosa.

2015

En janvier 2015, l’EFSA publie une évaluation complète des risques ainsi qu'une évaluation des options de réduction des risques liés à X. fastidiosa dans l’UE. L'avis scientifique contient une liste des plantes hôtes et des vecteurs européens de la bactérie. En mars 2015, l'EFSA publie un rapport qui classe les plantes destinées à la plantation (à l'exclusion des graines) en fonction du risque d'introduction de X. fastidiosa.

En avril 2015, l’EFSA répond à la déclaration d'une organisation non gouvernementale italienne selon laquelle une série de champignons – plutôt que X. fastidiosa – seraient les principaux responsables du dépérissement des oliviers dans les Pouilles. L’EFSA conclut qu’il n’existe pas d’élément scientifique étayant l’hypothèse selon laquelle des champignons trachéomycotiques seraient la cause principale du dépérissement des oliviers dans les Pouilles.

Un avis scientifique publié par l'EFSA en septembre indique qu'un traitement à l'eau chaude – par lequel les végétaux et parties de plantes dormantes sont immergées pendant 45 minutes dans de l'eau chauffée à 50 ° C – constitue une méthode fiable pour lutter contre X. fastidiosa dans le matériel de plantation des vignes en dormance.

En novembre 2015, plus de 100 scientifiques du monde entier participent à un séminaire organisé par l'EFSA pour identifier les principales lacunes dans les connaissances disponibles et discuter des priorités de recherche sur X. fastidiosa. Parallèlement, l'EFSA évalue les résultats d’études et d’expériences en cours menées dans les Pouilles et conclut que la vigne ne peut pas être exclue en tant que plante hôte potentielle de X. fastidiosa.

2014

Après la publication de l'avis scientifique de l'EFSA, en février 2014, la Commission européenne met en place des mesures d’urgence afin de lutter contre l'introduction et la propagation de cet organisme dans l'UE. Ces mesures sont renforcées en mai et en octobre 2015.

2013

En octobre 2013, Xylella fastidiosa est détectée dans des oliviers dans la province de Lecce dans la région des Pouilles, en Italie. C’est le premier foyer épidémique de X. fastidiosa dans des conditions de terrain à être signalé dans l'Union européenne. En novembre de la même année, l’EFSA fournit à la Commission européenne des conseils scientifiques urgents et une assistance technique sur X. fastidiosa

FAQ

1. Qu’est-ce que Xylella fastidiosa ?

Xylella fastidiosa est un pathogène végétal bactérien transmis par des insectes qui se nourrissent de la sève du xylème. Il est associé à des maladies graves dans un large éventail de plantes à travers le monde. Il provoque par exemple la maladie de Pierce de la vigne, la chlorose variégée des agrumes, la Phony Peach Disease, la brûlure des feuilles de caféiers, le syndrome du dépérissement rapide des oliviers et d'autres maladies qui affectent des arbres communs tels que le prunier, l'amandier, le chêne ou encore le laurier.

2. Dans quelles régions X. fastidiosa est-elle présente ?

Les maladies causées par X. fastidiosa apparaissent dans des zones tropicales, subtropicales et tempérées. La bactérie est répandue dans de nombreuses régions d'Amérique du Nord, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud et elle a atteint l'Europe au cours de ces dernières années. Les enquêtes officielles effectuées par les États membres de l'UE confirment jusqu'à présent que sa présence est limitée à l'Italie (Pouilles du sud), à la France (Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse), à l'Espagne (îles Baléares) et à un cas isolé dans une serre en Allemagne (Saxe).

3. Comment les plantes sont-elles infectées ?

X. fastidiosa colonise le tissu xylémique des plantes. La fonction principale des vaisseaux du xylème est de transporter l'eau depuis les racines de la plante jusqu’à ses feuilles ; par conséquent, lorsque les bactéries colonisent la plante, les vaisseaux du xylème se bloquent et la plante meurt lentement. Pour atteindre un nouvel hôte, X. fastidiosa doit être transportée et transmise par un vecteur. Tous les insectes qui se nourrissent de la sève du xylème sont des vecteurs potentiels, jusqu'à preuve du contraire. Les vecteurs les plus courants dans le monde sont les cicadelles (Cicadellinae), les aphrophores (Aphrophoridae) et les cercopes (Cercopidae). Le cercope des prés (Philaenus spumarius) est actuellement la seule espèce confirmée comme vecteur de la bactérie dans les Pouilles.

4. Quels sont les symptômes ?

Les symptômes vont du brunissement des feuilles à la mort de la plante. Les symptômes, la séquence et la vitesse spécifiques de l'infection varient en raison du large éventail de plantes hôtes potentielles, de la diversité de l'agent pathogène et du niveau d'infection, mais aussi en fonction des différences dans les conditions climatiques au sein des zones où la bactérie est observée. De nombreuses plantes hôtes infectées par X. fastidiosa sont susceptibles de ne pas présenter de symptômes ; d'autres plantes peuvent en revanche présenter une brûlure sévère des feuilles et se flétrir jusqu'à la dessiccation complète.

5. Quelles plantes sont vulnérables aux attaques de cette bactérie ?

L’EFSA a compilé une base de données recensant les hôtes connus de X. fastidiosa, qui répertorie actuellement 563 espèces de plantes – infectées à la fois naturellement et de manière expérimentale – appartenant à 82 familles botaniques. Cependant, toutes les plantes énumérées ne sont pas sensibles à tous les « types » (sous-espèces ou souches) de X. fastidiosa et, même si elles sont affectées, les plantes ne développent pas nécessairement de symptômes. En outre, même des plantes appartenant à la même espèce peuvent exprimer différents niveaux de vulnérabilité en fonction de leur variété et de leurs conditions de croissance. L'identification des espèces hôtes qui ne présentent pas de symptômes est cruciale étant donné qu’elles peuvent servir de support asymptomatique à cette bactérie vers de nouvelles zones et cultures plus sensibles.

6. Il existe donc plus d'un «type» de Xylella fastidiosa ?

Oui. Il existe cinq sous-espèces actuellement connues de X. fastidiosafastidiosa, morus, multiplex, pauca et sandyi qui, à leur tour, ont leurs propres variantes.

En Europe, la sous-espèce fastidiosa, associée à la maladie de Pierce de la vigne et à la brûlure des feuilles d'amandiers sur le continent américain, a été détectée dans les îles Baléares en Espagne, dans certaines plantes isolées en serre en Allemagne (Saxe) et elle a été interceptée sur certains lots de cafés importés. La sous-espèce multiplex a été signalée en France (Corse et Provence-Alpes-Côte d'Azur) et aux îles Baléares. La sous-espèce pauca, très répandue en Amérique du Sud, a été détectée en Italie (Pouilles), dans les îles Baléares et dans un foyer épidémique isolé en France (Menton, Provence-Alpes-Côte d'Azur).

En outre, une autre espèce de XylellaXylella taiwanensis – a été observée à Taiwan, où elle provoque la brûlure des feuilles de poirier. La sous-espèce fastidiosa de X. Fastidiosa est également présente à Taiwan.

7. Quelles mesures ont été prises pour éviter la propagation de X. fastidiosa en Europe ?

Xylella fastidiosa est un agent pathogène réglementé dans l'UE en tant qu'organisme devant faire l'objet d'une quarantaine et, par conséquent, son introduction et sa circulation dans le territoire de l'Union sont interdits. En outre, des mesures d'urgence ont été mises en place dans l'UE depuis février 2014 pour empêcher son introduction et sa propagation ultérieure dans l'UE. Des règles plus strictes ont été introduites en mai 2015 sur la base d'une évaluation complète par l’EFSA et elles ont été mises à jour régulièrement dès que de nouvelles informations scientifiques et techniques ont été rendues disponibles.

8. Quel est le rôle de l’EFSA dans ce domaine ?

L'EFSA a publié de nombreux rapports et avis scientifiques sur X. fastidiosa depuis le début du foyer épidémique dans le sud de l'Italie en 2013. En janvier 2015, l’EFSA publie une évaluation complète des risques ainsi qu'une évaluation des options de réduction des risques liés à X. fastidiosa dans l’UE. L'avis scientifique contenait une liste des plantes hôtes et des vecteurs européens de la bactérie. Une autre publication significative a été la publication en mars 2016 d'un rapport par le Conseil national italien de la recherche sur l’éventail de plantes hôtes de X. fastidiosa CoDiRO. Ce rapport était le résultat d'un projet pilote financé par l'EFSA visant à évaluer la gamme d'hôtes de la souche apulienne de X. fastidiosa. La conclusion la plus importante de ce rapport est la confirmation que X. fastidiosa subsp. pauca (souche CoDiRO[1]) est l’agent qui cause le dépérissement des oliviers observé dans les Pouilles. Pour plus de détails sur les travaux de l'EFSA dans ce domaine, veuillez consulter la section « Travaux achevés » de cette page.

[1] CoDiRO = Complesso del Disseccamento Rapido dell'Olivo (traduction italienne du syndrome de dépérissement rapide des oliviers)