Virus du Nil occidental
Le virus du Nil occidental (VNO) est un virus du genre Flavivirus, apparenté aux virus responsables de l'encéphalite japonaise et de la fièvre jaune.
Le virus est transmis par les moustiques, principalement du genre Culex (en particulier C. pipiens), et persiste dans la nature grâce à un cycle de transmission moustique-oiseau-moustique. Les moustiques sont infectés lorsqu'ils piquent et sucent le sang d'un oiseau infecté. Ils agissent alors comme vecteurs et transmettent le virus à d'autres animaux.
Les humains, les équidés (tels que les chevaux et les ânes) et d'autres mammifères sont considérés comme des hôtes finaux car ils ne transmettent pas le VNO. Lorsqu'ils sont infectés, le niveau de virus dans leur sang est trop faible pour infecter d'autres moustiques.
Chez l'homme :
- Environ 80 % des infections sont asymptomatiques
- 20 % des infections par le VNO chez l'homme sont susceptibles de provoquer la fièvre du Nil occidental
- Moins de 1 % affectent le système nerveux par le biais de la maladie neuro-invasive du Nil occidental
Chez les équidés :
- La plupart des équidés infectés par le VNO ne présentent aucun signe clinique ou seulement une légère affection de type grippal accompagnée de fièvre.
- Environ 10 % des chevaux qui présentent des symptômes grippaux développent également des signes neurologiques, tels qu'une perte de coordination ou des convulsions.
- Dans les cas graves, les chevaux peuvent se sentir épuisés, se coucher, et être ensuite incapables de se relever.
Chez les oiseaux :
- Le VNO peut engendrer plusieurs signes cliniques non spécifiques, notamment une faiblesse, une activité Mesure de la capacité d'une substance chimique à exercer un effet, décrite en termes de relation entre la dose utilisée et l'ampleur de l'effet qui en résulte diminuée, une déshydratation et une anorexie.
- Des signes neurologiques peuvent également apparaître et, dans les cas graves, l'infection par le VNO peut être mortelle.
- Certaines espèces Subdivision du genre, l'espèce est un groupe d'organismes étroitement apparentés et d'aspect similaire; par exemple, dans le cas de Homo sapiens (les humains), la seconde partie du nom (sapiens) désigne l'espèce d'oiseaux, en particulier les rapaces et les corvidés, ont tendance à être plus sensibles à l'infection par le VNO et développent fréquemment des signes cliniques pouvant entraîner la mort.
Activités récentes
Les efforts conjoints de surveillance aident les autorités sanitaires publiques et vétérinaires européennes à mettre en œuvre des mesures de contrôle efficaces et opportunes. De juillet à décembre 2025, l'EFSA et l'ECDC ont publié des rapports mensuels automatisés sur le VNO, fournissant des informations actualisées sur les infections humaines et les épidémies chez les oiseaux et les équidés.
Le prochain rapport mensuel sera publié au début de l'été 2026, lorsque les premiers cas humains sont susceptibles de se déclarer à nouveau.
Jalons clés
2025
Décembre
L'EFSA et l'ECDC ont publié leur dernier rapport mensuel conjoint sur le VNO pour 2025. Au 3 décembre, 1 112 cas humains d'infection par le VNO avaient été signalés, avec 97 décès, ainsi que 186 foyers chez les équidés et 359 chez les oiseaux.
Les infections par le VNO contractées localement ne sont plus à craindre en raison de conditions environnementales défavorables. Cependant, quelques cas sporadiques pourraient encore se produire.
Novembre
L'EFSA et l'ECDC publient leur cinquième rapport mensuel conjoint sur le VNO. Au 5 novembre, 1 096 cas humains d'infection par le VNO avaient été signalés, avec 95 décès, ainsi que 178 foyers chez les équidés et 345 chez les oiseaux. Bien que la saison de transmission du VNO touche à sa fin, des cas sporadiques pourraient encore survenir dans les semaines à venir.
Octobre
L'EFSA et l'ECDC publient leur quatrième rapport mensuel conjoint sur le VNO. Au 3 octobre, 989 cas humains d'infection par le VNO avaient été signalés, avec 63 décès, ainsi que 127 foyers chez les équidés et 217 chez les oiseaux.
Le rapport indique que la Belgique a détecté des foyers de VNO chez les oiseaux, ce qui marque la première détection du virus dans le pays. La Belgique n'ayant jamais signalé de cas humains acquis localement, ces foyers indiquent une introduction récente probable du virus dans le pays.Septembre
Le troisième rapport mensuel conjoint de l'EFSA et de l'ECDC met à jour les données relatives au VNO au niveau de l'UE. Selon ce rapport, au 3 septembre, neuf pays européens ont signalé 655 cas d'infection humaine par le virus du Nil occidental (VNO), dont 38 ont entraîné un décès.
Au cours de la même période, 72 foyers épidémiques chez les équidés et 114 foyers chez les oiseaux ont été signalés dans huit pays.Août
L'EFSA et l'ECDC publient leur deuxième rapport mensuel conjoint en ligne sur la surveillance du VNO. Au 6 août, 202 cas humains d'infection par le VNO ont été signalés, ainsi que 16 foyers chez les équidés et 20 foyers chez les oiseaux.
Juillet
L'EFSA et l'ECDC publient leur premier rapport conjoint en ligne sur le VNO. Les données initiales pour 2025 indiquent qu'au 2 juillet, 5 foyers de VNO ont été signalés chez des équidés et des oiseaux dans l'UE, tandis qu'aucun cas humain n’a été signalé au début de la saison.
Rôle de l'EFSA
Comme c’est le cas pour les autres maladies à transmission vectorielle, l'EFSA et son groupe scientifique sur la santé et le bien-être des animaux fournissent des avis scientifiques impartiaux et une assistance scientifique sur les aspects liés à la santé humaine et animale des zoonoses à transmission vectorielle.
L'EFSA a également élaboré un profil interactif de maladie, qui fournit des informations fondées sur des données probantes et accessibles de manière conviviale concernant le VNO. Ce profil couvre des sujets tels que la répartition géographique du virus, ses caractéristiques et les conclusions tirées d'études expérimentales sur l'infection.
En 2024, l'EFSA a lancé un tableau de bord sur le virus du Nil occidental, un outil interactif en ligne permettant de visualiser les données relatives au VNO chez les animaux. Ces données sont communiquées à l'EFSA conformément à la directive CE 2003/99 relative à la surveillance des zoonoses et des agents zoonotiques. Le tableau de bord est mis à jour chaque année en décembre.
Le rapport annuel « One Health » sur les zoonoses couvre également les données relatives aux infections par le VNO chez les animaux (signalées en vertu de la directive CE 2003/99), ainsi que les foyers épidémiques chez les équidés et les oiseaux (signalés grâce au système d'information sur les maladies animales de l'UE, ADIS).
Dans le cadre de l'approche « One Health », l'EFSA et l'ECDC sont chargés d’exercer une surveillance conjointe des infections par le VNO chez l'homme, les équidés et les oiseaux, et ils évaluent également la situation épidémiologique en Europe.
Les deux agences ont également uni leurs forces dans le domaine du VNO dans le cadre de l'initiative VectorNet, lancée en mai 2014. Cette initiative comprend une base de données commune sur la présence et la répartition des vecteurs et des agents pathogènes chez les vecteurs en Europe et dans le bassin méditerranéen, mise à jour grâce à un réseau d'experts et d'organisations médicales et vétérinaires.
Rapports systématiques actualisés sur le virus du Nil occidental
Consulter le profil de maladie pour le virus du Nil occidentalCadre réglementaire de l’UE
Conformément à la législation de l'UE, les infections par le VNO chez les animaux et les humains doivent être notifiées par les États membres aux autorités nationales ou à la Commission européenne. La politique de l'UE en matière de maladies transmissibles est axée sur une surveillance, une détection et une réaction rapides.
Conformément au règlement d'exécution (CIR) UE 2020/2002 de la Commission, les États membres doivent notifier toute apparition primaire du VNO sur leur territoire à la Commission et aux autres États membres dans les 24 heures suivant la confirmation, tandis que les apparitions secondaires doivent être notifiées à la Commission au plus tard le premier jour ouvrable de chaque semaine, couvrant la semaine précédente. Les foyers épidémiques de VNO chez les animaux sont signalés grâce au système d'information sur les maladies animales (ADIS) de l'UE.
Conformément à la directive CE 2003/99, les États membres doivent surveiller les virus transmis par les arthropodes, y compris le VNO, en fonction de la situation épidémiologique (liste B, annexe I de la directive CE 2003/99). Les données de surveillance du VNO chez les animaux collectées dans le cadre de cette directive sont communiquées chaque année à l'EFSA.