L’EFSA identifie les facteurs de risque des infections par Salmonella dans les cheptels de dindes au sein de l’UE

Le groupe de travail de l’EFSA sur la collecte de données relatives aux zoonoses a publié aujourd’hui une analyse des facteurs de risque associés à Salmonella dans les cheptels de dindes au sein de l’Union européenne (UE). Ce document servira de base scientifique aux États membres afin de les aider à définir les mesures de contrôle les plus efficaces en vue d’atteindre le nouvel objectif de réduction de Salmonella établi par la Commission européenne[1] . 

Le rapport, intitulé « Partie B - Facteurs relatifs à la prévalence de Salmonella chez les dindes », souligne comment, dans le cas des cheptels de dindes élevées pour la consommation humaine, soit les dindes dites d’engraissement, les fermes possédant un nombre important de volailles présentent un risque accru d’infection par Salmonella.

Les cheptels élevés en plein air – y compris les dindes « bio » – sont également plus susceptibles d’être infectés par Salmonella que les cheptels élevés en intérieur. L’élevage simultané de dindes d’engraissement avec des dindes destinées à la reproduction accroît également le risque d’infection. En outre, les infections parmi les cheptels d’engraissement sont le plus souvent observées entre les mois d’octobre et de décembre au cours des pics de production dans de nombreux pays. Il a été prouvé que la vaccination jouait un rôle dans la prévention des infections des cheptels par Salmonella.

Parmi les dindes destinées à la reproduction, les cheptels détectés positifs à Salmonella étaient tous concentrés dans six États membres uniquement, et les particularités de ces infections reflètent de près les caractéristiques agricoles de ces États membres.

Par ailleurs, la répartition générale des divers types de Salmonella chez les dindes révèle des modèles qui diffèrent des cas de Salmonella observés chez les humains. Cela peut signifier que le rôle des dindes en tant que source d’infection par Salmonella chez les humains est plus limité que celui des autres volailles, telles que les poules pondeuses et les poulets à rôtir. Cependant, le groupe de travail a souligné qu’il existait une infectivité prouvée de certains types de Salmonella touchant les dindes et que le risque pour les humains ne devait pas être négligé.

Pour finir, le groupe de travail de l’EFSA a conclu que, certains facteurs de risque variant considérablement d’un pays à l’autre, il est recommandé que chaque État membre réalise une analyse détaillée des facteurs de risque à l’échelle nationale afin d’identifier les facteurs spécifiques qui mettent en danger les dindes en ce qui concerne les infections par Salmonella.

Ce rapport fait suite à la partie A[2] sur la prévalence de Salmonella chez les dindes qui, en mai dernier, a fourni à la Commission européenne (CE) les données nécessaires à l’établissement de nouveaux objectifs de réduction de Salmonella dans les cheptels de dindes au sein des États membres.