L’EFSA et les États membres de l'UE collaborent dans la lutte contre le virus de Schmallenberg

Communiqué de presse
2 avril 2012

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publie aujourd'hui son deuxième rapport sur le virus de Schmallenberg (SBV). Ce virus, qui a été décelé jusqu'à présent dans huit États membres de l'Union européenne, atteint les ruminants domestiques[1] et sauvages, provoquant dans certains cas de graves malformations congénitales. Bien qu'il subsiste des incertitudes et que les données restent incomplètes, le rapport publié aujourd'hui montre que même en envisageant les hypothèses basées sur les scénarios les plus pessimistes, le nombre de ruminants infectés est faible par rapport au nombre total de ces animaux dans chaque État membre.

La coopération active mise en œuvre par les États membres se reflète dans l’ampleur des données collectées conformément aux documents d’orientation fournis par l'EFSA, qui ont été publiés le mois dernier en réponse à une demande urgente de la Commission européenne. Les données collectées par les États membres ont permis à l'Autorité d'analyser la répartition géographique et l'impact actuels de la maladie dans l'Union européenne.

Il convient toutefois de faire preuve d'une certaine prudence en interprétant les données, car le fait que celles-ci ne soient pas toujours signalées ou le manque de confirmation des diagnostics peuvent avoir une influence sur le tableau que nous brossons aujourd'hui de la prévalence de la maladie. Bien que tous les États membres aient soumis des informations détaillées sur les cas confirmés, seulement deux ont aussi indiqué les cas suspects. Les recommandations établies dans le rapport seront utilisées pour optimiser encore la collecte des données. Pour évaluer de la manière la plus précise possible l'évolution du SBV, l’EFSA fera dans des rapports le bilan périodique des données collectées et leur analyse. Elle effectuera en outre, d'ici le 31 mai 2012, une évaluation de l'impact global de la maladie de SBV sur la santé des animaux, leur production et leur bie-être, ainsi qu'une caractérisation du pathogène.

Les résultats du rapport de l'EFSA vont être présentés aujourd'hui lors d'un séminaire scientifique organisé par la Direction générale de la santé et des consommateurs (DG SANCO). Ce séminaire fera le bilan des informations scientifiques les plus récentes sur le SBV et sur l'approche en matière de gestion des risques adoptée par l'UE.

On ne dispose actuellement d'aucune preuve indiquant que le virus de Schmallenberg soit dangereux pour les humains.


Notes aux éditeurs:

Fin janvier 2012, la Commission européenne a sollicité l’assistance scientifique et technique urgente de l’EFSA pour identifier les risques qui pourraient être liés au virus de Schmallenberg. Une semaine après, l’Autorité publiait les scénarios épidémiologiques probables et les besoins en matière de données.

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[1] Les ruminants domestiques sont les bovins, les ovins et les caprins (mais pas les porcs, contrairement à ce qui avait été indiqué par des tiers).