Protéines animales et croissance osseuse - Justification scientifique d’une allégation de santé concernant les protéines animales et la croissance osseuse, conformément à l’article 14 du règlement (CE) n° 1924/2006[1] - Avis du groupe scientifique sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies

doi:10.2903/j.efsa.2008.858
  EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies Panel Members Jean-Louis Bresson, Albert Flynn, Marina Heinonen, Karin Hulshof, Hannu Korhonen, Pagona Lagiou, Martinus Løvik, Rosangela Marchelli, Ambroise Martin, Bevan Moseley, Andreu Palou, Hildegard Przyrembel, Seppo Salminen, Sean (J.J.) Strain, Stephan Strobel, Inge Tetens, Henk van den Berg, Hendrik van Loveren and Hans Verhagen. Acknowledgment The European Food Safety Authority wishes to thank the members of the Working Group for the preparation of this opinion: Jean-Louis Bresson, Albert Flynn, Marina Heinonen, Hannu Korhonen, Ambroise Martin, Andreu Palou, Hildegard Przyrembel, Seppo Salminen, Sean (J.J.) Strain, Inge Tetens, Henk van den Berg, Hendrik van Loveren and Hans Verhagen.
Type: Opinion of the Scientific Committee/Scientific Panel Question number: EFSA-Q-2008-326 Adopted: 31 October 2008 Published: 14 November 2008
Abstract

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Summary

Résumé

Suite à une demande de l’Association de la Transformation Laitière Française (ATLA), soumise conformément à l’article 14 du règlement (CE) n°1924/2006 par l’intermédiaire de l’autorité compétente de la France, le groupe scientifique sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies a été invité à rendre un avis sur la justification scientifique d’une allégation de santé concernant les protéines d’origine animale et la croissance osseuse.

L’objet de la demande a été proposé comme relevant du champ d’applications d’allégations de santé se rapportant au développement et à la santé infantiles.

L'allégation de santé traite des produits alimentaires contenant des protéines d’origine animale. Le demandeur a proposé que l’allégation s’applique à tous les aliments fournissant au moins 12 % de leur valeur énergétique sous la forme de protéines. Il n’est pas précisé si cette valeur minimale concerne des protéines d’origine animale uniquement. Le groupe scientifique considère que le composant (protéine animale) faisant l’objet de l’allégation de santé est suffisamment caractérisé.

L’effet allégué est « contribue à la croissance osseuse des enfants». La population cible regroupe les enfants et adolescents de 3 à 18 ans. Le groupe considère qu’une croissance et un développement osseux normaux sont bénéfiques pour la santé des enfants.

Les preuves fournies dans les rapports/avis consensuels provenant des autorités et des études montrent qu’il existe un bon consensus sur le rôle des protéines dans la croissance et le développement osseux. Il est clairement établi qu’une source de protéines est essentielle pour permettre à la fois la croissance et le maintien. Les besoins en protéines des nourrissons du deuxième âge, des enfants et des adolescents ont récemment fait l’objet d’une nouvelle évaluation selon une méthode factorielle basée sur des estimations des besoins pour le maintien et des taux de fixation des protéines pendant les périodes de croissance, corrigés pour la variabilité inter-individuelle et l’efficacité d’utilisation. Il n’existe aucune preuve d’un avantage quelconque tiré d’une dose de protéines additionnelle, au-delà des taux actuellement trouvés dans différents régimes alimentaires, complets d’un point de vue nutritionnel. Aucun élément de nature à prouver que les enfants européens avaient des apports inadéquats en protéines n’a été fourni. Étant donné que les besoins en azote total et en acides aminés indispensables sont remplis, il n’existe aucun besoin particulier de consommation de protéines animales pour garantir une croissance et un développement normaux des os.

Sept études d’observation, qui examinaient la relation entre la consommation de protéines et la masse osseuse (densité minérale osseuse – DMO, contenu minéral osseux - CMO, ou zone osseuse), ont été présentées. Six études d’observation chez les enfants et adolescents de 6 à 18 ans révèlent une association positive entre la prise de protéines alimentaires et les marqueurs du statut osseux. Bien que certaines des corrélations statistiques de ces études aient été calculées séparément pour les protéines d’origine animale, une relation positive par rapport aux protéines totales était plus évidente. Une étude d’observation chez les enfants démontre que la croissance et la taille des os sont affectées de manière négative par une carence protéino-calorique.

Le demandeur présente également une étude non contrôlée de 7 jours chez 28 garçons prépubères portant sur les effets d’un apport élevé en protéines sur les marqueurs de la formation et de la résorption osseuse. Cette étude indique qu'une consommation élevée de protéines peut avoir un impact sur le renouvellement osseux, mais elle ne fournit aucune donnée permettant d’étayer un effet spécifique des protéines d’origine animale par rapport aux protéines d'origine végétale.

Sur base des données présentées, le groupe scientifique conclut qu’une relation de cause à effet a été établie entre la consommation totale de protéines et la croissance et le développement osseux normaux chez les enfants. Des apports recommandés en protéines ont été définis afin de satisfaire les besoins pour la croissance et le développement des enfants, dont la croissance et le développement normaux des os. Les apports adéquats en protéines peuvent être obtenus de plusieurs sources, dont celles d’origine animale. Étant donné que les besoins en azote total et en acides aminés indispensables sont remplis, il n’existe aucun besoin particulier de consommation de protéines animales. Aucun élément permettant de prouver que les enfants européens avaient des apports inadéquats en protéines n’a été fourni.
 
Keywords

protein, animal origin, plant origin, growth, bone growth, bone mineral density, bone mineral content