Analyse de l’étude de référence sur la prévalence de Salmonella dans les troupeaux de dindes dans l’UE, en 2006-2007 - Partie B: facteurs associés à la prévalence des troupeaux infectés par Salmonella et distribution des sérotypes de Salmonella [1] - Rapport du groupe de travail sur la collecte de données relatives aux zoonoses
The Task Force on Zoonoses Data Collection wishes to acknowledge the contribution of the
Working Group that prepared this report: Birgitte Borck, Vojislava Bole-Hribovšek,
Rob Davies, Annemarie Käsbohrer, Nicolas Rose, Micheál O’Mahony,
Arjen W. van de Giessen, Kris De Smet, Billy Amzal, Alessandro Mannelli and
Frank Boelaert. The Task Force on Zoonoses Data Collection also wishes to acknowledge the
contribution to statistical analysis by the personnel of Hasselt University, the Center for
Statistics: Marc Aerts, José Cortiñas, Christel Faes, Saskia Litière and Kaatje Bollaerts; the
Danish Zoonosis Centre: Mariann Chriel and Tine Hald; Local Health Unit Reggio Emilia:
Stefano Guazzetti.
The implementation of the baseline survey by the Competent Authorities of Member States
and Norway is gratefully acknowledged.
No abstract available
Rèsumé
Une étude de référence a été menée dans toute l’UE afin de déterminer la prévalence de Salmonella dans des troupeaux de dindes de reproduction et les troupeaux de dindes d’engraissement afin de poser les bases scientifiques de l’établissement d’un objectif de réduction communautaire pour Salmonella dans les troupeaux de dindes. L’échantillonnage des troupeaux a été effectué entre octobre 2006 et septembre 2007. Des échantillons ont été prélevés sur cinq paires de pédichiffonnettes dans l’enclos des troupeaux de dindes de reproduction au cours des neuf semaines précédant leur départ pour l’abattoir et des trois semaines précédant leur départ pour l’abattoir pour les troupeaux de dindes d’engraissement. Au total, 532 troupeaux de dindes de reproduction et 3 702 troupeaux de dindes d’engraissement de l’Union Européenne faisant l’objet de résultats validés ont été inclus dans l’analyse de l’étude. L’analyse de la prévalence de Salmonella a été effectuée précédemment et publiée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments le 30 avril 2008 dans la partie A du rapport (EFSA 2008). La prévalence des troupeaux de reproduction positifs pour Salmonella au sein de la Communauté était de 13,6%, alors que la prévalence des troupeaux d’engraissement positifs pour Salmonella était de 30,7%. La prévalence des troupeaux observée spécifique d’un État membre variait considérablement.
En ce qui concerne les troupeaux de dindes de reproduction, une infection à Salmonella a été détectée dans six des 14 États membres qui ont fourni des données. Un examen visuel de l’association entre des facteurs de risque potentiels et Salmonella à l’aide de graphiques a indiqué que les troupeaux positifs pour Salmonella tendaient à être associés à des exploitations possédant de relativement grands nombres d’oiseaux répartis en troupeaux de relativement petite taille. L’âge des dindes était plus bas dans les troupeaux de reproduction positifs que dans les troupeaux négatifs. De plus, la prévalence de l’infection était supérieure dans les troupeaux de dindes de reproduction non vaccinées que dans les troupeaux vaccinés. D’une manière générale, les facteurs associés d’un point de vue descriptif à Salmonella dans les troupeaux de dindes de reproduction reflétaient les caractéristiques de l’industrie de production de dindes dans le petit nombre d’États membres dans lesquels les troupeaux d’élevage positifs se trouvaient concentrés. En fait, il n’était pas possible de procéder à une analyse statistique formelle des effets des facteurs de risque d’infection à Salmonella dans les troupeaux de dindes de reproduction.
Les effets des facteurs de risque d’infection à Salmonella dans les troupeaux de dindes d’engraissement ont été analysés par une régression logistique multiple. Le risque d’infection à Salmonella augmentait parallèlement à l’augmentation des dindes dans l’exploitation. Cependant, dans des exploitations contenant le même nombre de dindes, le risque d’infection à Salmonella diminuait si les oiseaux étaient subdivisés en un relativement grand nombre de troupeaux. Le risque d’infection à Salmonella dans les troupeaux de dindes d’engraissement était plus élevé pendant les périodes octobre 2006 à décembre 2007 et janvier à mars 2007 que de juillet à septembre 2007. La présence de troupeaux de dindes de reproduction dans la même exploitation augmentait le risque d’infection pour les troupeaux de dindes d’engraissement. Les troupeaux vaccinés présentaient un risque plus faible d’infection que les troupeaux non vaccinés. Finalement, le risque d’infection à Salmonella était plus élevé pour les troupeaux élevés en plein air (standard et organique) que pour les troupeaux élevés de manière classique.
Les analyses de régression ont également révélé l’existence d’une variation considérable des facteurs de risque significatifs d’infection à Salmonella des dindes d’engraissement parmi les États membres.
La distribution des sérotypes de Salmonella dans les troupeaux de dindes d’engraissement était très hétérogène dans différents États membres. Cela suggère que la plupart des sérotypes de Salmonella se transmettaient essentiellement parmi les troupeaux au sein du même État membre. Seule S. Saintpaul a été détectée dans un groupe d’États membres voisins, ce qui pourrait suggérer une transmission/diffusion, ou une source commune de sérotypes dans ces États membres.
La corrélation apparemment faible entre les sérotypes de Salmonella présents chez les dindes et les sérotypes isolés à partir de cas de salmonellose humaine suggère que le rôle des dindes en tant que source d’infections humaines à Salmonella est plus faible que celui de certaines autres espèces animales comme Gallus gallus (poulets de chair et poules pondeuses). On a cependant détecté des sérotypes comme S. Typhimurium, S. Hadar et S. Derby chez des dindes et ceux-ci sont souvent impliqués dans des maladies humaines. Par conséquent, le rôle éventuel de la viande de dinde en tant que source de Salmonella pour l’être humain ne doit pas être négligé.
L’analyse des sérotypes et la distribution des types de phages suggéraient que, bien que les aliments destinés aux dindes et d’autres espèces animales puissent constituer des sources de Salmonella pour les troupeaux de dindes, leur rôle dans ce cadre reste à clarifier.
Il est recommandé que les États membres tiennent compte des facteurs qui ont été associés à l’infection à Salmonella chez les dindes dans cette étude, pour concevoir leurs programmes de maîtrise contre Salmonella destinés aux troupeaux de dindes. Les États membres sont en particulier encouragés à assurer des contrôles de Salmonella dans les troupeaux de reproduction afin d’éviter l’infection ultérieure des troupeaux d’engraissement. Une vaccination pourrait être envisagée en tant qu’outil de contrôle dans les États membres où Salmonella est présente. Des mesures spécifiques de biosécurité pourraient également être envisagées pour les élevages de plein air. Les États membres sont également invités à effectuer des études complémentaires à l’échelle nationale dans le but d’identifier spécifiquement les facteurs de risque nationaux pour les infections à Salmonella chez les dindes.
Analysis of the baseline survey on the prevalence of Salmonella in turkey flocks Part B: factors related to Salmonella flock prevalence and distribution of Salmonella serovars

