Avis scientifique sur les valeurs nutritionnelles de référence pour les lipides, notamment les acides gras saturés, les acides gras polyinsaturés, les acides gras monoinsaturés, les acides gras trans, et le cholestérol

EFSA Journal 2010; 8(3):1461 [107 pp.]. doi:10.2903/j.efsa.2010.1461
  EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies Panel Members Carlo Agostoni, Jean-Louis Bresson, Susan Fairweather-Tait, Albert Flynn, Ines Golly, Hannu Korhonen, Pagona Lagiou, Martinus Løvik, Rosangela Marchelli, Ambroise Martin, Bevan Moseley, Monika Neuhäuser-Berthold, Hildegard Przyrembel, Seppo Salminen, Yolanda Sanz, Sean (J.J.) Strain, Stephan Strobel, Inge Tetens, Daniel Tomé, Hendrik van Loveren and Hans Verhagen. Acknowledgment The Panel wishes to thank for the preparation of this Opinion: Carlo Agostoni, Henk van den Berg, Jean-Louis Bresson, Jean-Michel Chardigny, Albert Flynn, Karin Hulshof, Ambroise Martin, Ronald Mensink, Hildegard Przyrembel and EFSA’s staff member Silvia Valtueña Martínez. Contact nda@efsa.europa.eu
Type: Opinion of the Scientific Committee/Scientific Panel On request from: European Commission Question number: EFSA-Q-2008-466 Adopted: 04 December 2009 Published: 25 March 2010 Affiliation: European Food Safety Authority (EFSA), Parma, Italy
Abstract

This Opinion of the EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition, and Allergies (NDA) deals with the setting of Dietary Reference Values (DRVs) for fats. A lower bound of the reference intake range for total fat of 20 energy % (E%) and an upper bound of 35 E% are proposed. Fat intake in infants can gradually be reduced from 40 E% in the 6 12 month period to 35-40 E% in the 2nd and 3rd year of life. For specific fatty acids the following is proposed: saturated fatty acid (SFA) and trans fatty acid intake should be as low as possible; not to set any DRV for cis-monounsaturated fatty acids; not to formulate a DRV for the intake of total cis-polyunsaturated fatty acids (PUFA); not to set specific values for the n-3/n-6 ratio; to set an Adequate Intake (AI) of 4 E% for linolenic acid; not to set any DRV for arachidonic acid; not to set an UL for total or any of the n 6 PUFA; to set an AI for alpha-linilenic acid (ALA) of 0.5 E%; not to set an UL for ALA; to set an AI of 250 mg for eicosapentaenoic acid (EPA) plus docosahexaenoic acid (DHA) for adults; to set an AI of 100 mg DHA for infants (>6 months) and young children <24 months; to increase by 100 200 mg preformed DHA in addition to the AI for adults as an adequate supply of n-3 long chain PUFA during pregnancy and lactation; not to set any DRV for conjugated linoleic acid. For cholesterol it was decided not to propose a reference value beside the limitation on the intake of SFA.

© European Food Safety Authority, 2010

Summary

Suite à une demande de la Commission européenne, le groupe scientifique de l’EFSA sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies (NDA) a été invité à rendre un avis scientifique sur les apports de référence pour la population concernant la population européenne, notamment pour les lipides.

Les graisses ou lipides alimentaires incluent les triacylglycérols, la phosphatidylcholine et le cholestérol. Comme les protéines, les hydrates de carbone et l’alcool, les graisses constituent une source d’énergie majeure pour l’organisme. Les acides gras participent également à de nombreux autres processus vitaux dans l’organisme (ex : en tant que constituants structuraux des membranes cellulaires, précurseurs de molécules bioactives, régulateurs d’activités enzymatiques et de l’expression génique).

Les acides gras peuvent être classés en fonction de leur nombre de doubles liaisons. Les acides gras saturés (AGS) ne contiennent pas de double liaison, alors que les acides gras monoinsaturés (AGMI) contiennent une double liaison et les acides gras polyinsaturés (AGPI) contiennent deux doubles liaisons ou plus. Ces doubles liaisons peuvent être de configuration cis ou trans. La plupart des acides gras insaturés alimentaires sont de configuration cis, mais des acides gras trans (AGT) sont également présents, sous forme d’AGMI trans ou d’AGPI trans. Les AGPI trans contiennent au moins une double liaison trans mais ils peuvent contenir également des doubles liaisons de configuration cis.

Dans la plupart des pays, il existe des recommandations nutritionnelles spécifiques pour l’apport de lipides totaux, d’acides gras saturés, d’acides gras monoinsaturés, d’acides gras polyinsaturés et d’acides gras trans. Pour formuler ces recommandations, les acides gras polyinsaturés sont souvent subdivisés en acides gras polyinsaturés n-6, acides gras polyinsaturés n-3, et acides gras polyinsaturés à longue chaîne n-3 (AGPI-LC n-3). Cette dernière classe d’acides gras compte 20 atomes de carbone ou plus. À l’exception des acides gras polyinsaturés à longue chaîne n-3, les recommandations sont exprimées en pourcentage de l’apport énergique total (% de l’AE) ou en grammes par jour.

En raison de ses propriétés physiques, le cholestérol est également un lipide. Il n’apporte pas d’énergie, mais il joue un rôle crucial dans de nombreux mécanismes métaboliques. Les recommandations sont exprimées en milligrammes par jour (mg/jour) ou en milligrammes par mégajoule (mg/MJ).

Lipides totaux

Les lipides constituent une source dense et importante d’énergie et facilitent l’absorption des composants alimentaires liposolubles tels que des vitamines. Les graisses et les huiles sont également des sources importantes d’acides gras essentiels (AGE). Les régimes alimentaires à forte teneur lipidique peuvent réduire la sensibilité à l’insuline et sont positivement associés à des modifications du facteur VII à jeun ou à l’état postprandial, ce qui peut accroître le risque cardiovasculaire. Toutefois, une relation dose-réponse précise ne peut pas être définie. Il existe des éléments de preuve indiquant qu’un apport lipidique modéré (<35 % de l’AE) s’accompagne d’un apport énergétique réduit et donc d’une perte de poids modérée et/ou d’une prévention de la prise de poids. Toutefois, les données ne sont pas suffisantes pour définir un seuil d’apport minimal (LTI) ou un apport maximal tolérable (UL) pour les lipides totaux. Le groupe scientifique conclut que seul un intervalle d’apports de référence peut être établi pour l’apport en lipides totaux, en partie fondé sur des considérations pratiques (comme les niveaux d’apports actuels et les profils alimentaires réalisables). Avec l’apport observé de lipides totaux le plus faible (20 % de l’AE) dans certains pays européens, il n’a été observé ni de signe manifeste de carence et ni d’effet indésirable sur les lipides sanguins. Des apports en lipides totaux supérieurs à 35 % de l’AE peuvent être compatibles à la fois avec une bonne santé et un poids corporel normal, selon le profil alimentaire et du niveau d’activité physique. Le groupe scientifique propose de fixer pour les adultes une limite inférieure de l’intervalle d’apports de référence à 20 % de l’AE et une limite supérieure à 35 % de l’AE.

L’apport lipidique chez les nourrissons, qui est élevé tant que l’enfant est nourri au sein, peut être graduellement réduit à partir de la seconde moitié de la première année, dés l’introduction d’une alimentation complémentaire, jusqu’à l’âge de trois ans: 40 % de l’AE pendant la période comprise entre l’âge de 6 et de 12 mois et 35 à 40 % de l’AE pendant la 2ème et la 3ème année de vie. Un apport lipidique inférieur à 25 % de l’AE a été associé à de faibles niveaux de vitamines chez de jeunes enfants.

Acides gras saturés

Les AGS sont synthétisés par l’organisme et leur apport dans l’alimentation n’est pas nécessaire. Dés lors aucun apport de référence pour la population (PRI), besoin nutritionnel moyen (BNM), seuil d’apport minimal (LTI) ou apport adéquat (AI) n’est fixé.

Il existe une relation dose-réponse positive entre l’apport d’un mélange d’acides gras saturés et la concentration sanguine de cholestérol LDL (lipoprotéines de basse densité), par comparaison aux glucides. Il existe également des éléments de preuve issus d’études d’intervention indiquant qu’une réduction de l’apport de produits riches en acides gras saturés, en remplaçant ceux-ci par des produits riches en acides gras polyinsaturés n-6 (sans modifier l’apport en lipides totaux), diminuait le nombre d’accidents cardiovasculaires. Comme la relation entre l’apport d’acides gras saturés et l’augmentation de la concentration en LDL-cholestérol est continue, un seuil d’apport d’acides gras saturés en-dessous duquel aucun effet indésirable n’est observé ne peut pas être défini. Dés lors un apport maximal tolérable ne peut pas non plus être fixé.

Le groupe scientifique conclut que l’apport d’acides gras saturés doit être aussi faible que possible dans le cadre d’un régime alimentaire adéquat sur le plan nutritionnel[1]. La limitation de l’apport d’acides gras saturés devrait être considérée lors de l’établissement d’objectifs et de recommandations nutritionnels.

Acides gras monoinsaturés cis (AGMI cis)

Les acides gras monoinsaturés cis sont synthétisés par l’organisme, ne jouent aucun rôle particulier connu dans la prévention ou la promotion des maladies liées à l’alimentation, et ne sont donc pas des constituants indispensables du régime alimentaire. Le groupe scientifique propose de ne pas fixer de valeur nutritionnelle de référence pour les acides gras monoinsaturés cis.

Acides gras polyinsaturés cis (AGPI cis)

Compte tenu des divers effets métaboliques des différents acides gras polyinsaturés cis alimentaires, le groupe scientifique propose de ne pas fixer de valeur nutritionnelle de référence pour l’apport en acides gras polyinsaturés cis. Le groupe scientifique propose également de ne pas fixer de valeurs particulières pour le rapport n-3/n-6 parce que les données concernant des paramètres cliniques et biochimiques chez l’homme ne sont pas suffisantes pour recommander un rapport indépendant de l’apport absolu.

Acides gras polyinsaturés n-6 (AGPI n-6)

L’acide linoléique (LA) ne pouvant pas être synthétisé par le corps et étant nécessaire pour maintenir l’« intégrité métabolique », il est donc un AGE. Les données scientifiques sont toutefois insuffisantes pour déduire un besoin nutritionnel moyen, un seuil d’apport minimal ou un apport de référence pour la population.

Il existe une relation dose-réponse négative (bénéfique) entre l’apport d’acide linoléique et les concentrations sanguines de cholestérol-LDL, alors que la relation est positive pour les concentrations de cholestérol-HDL. De plus, l’acide linoléique (LA) abaisse la concentration de triacylglycérols dans le sang à jeun, par comparaison aux glucides. Il existe également des éléments de preuve indiquant que le remplacement des acides gras saturés par des acides gras polyinsaturés n-6 (sans changer l’apport de lipides totaux) diminue le nombre d’accidents cardiovasculaires dans la population. Comme la relation entre l’acide linoléique et le profil lipidique sanguin est continue, aucun seuil d’apport pour l’acide linoléique en-dessous duquel le risque d’accidents cardiovasculaires augmente ne peut être identifié.

Le groupe scientifique propose de fixer un apport adéquat pour l’acide linoléique à 4 % de l’AE, basé sur les estimations des apports moyens les plus faibles dans les divers groupes de population de plusieurs pays européens, dans lesquels aucun symptôme manifeste de carence en acide linoléique n’a été observé.

L’acide arachidonique (ARA) étant synthétisé par l’organisme à partir de l’acide linoléique, il ne s’agit donc pas d’un acide gras essentiel malgré son rôle important dans le maintien de l’« intégrité métabolique ». Le groupe scientifique propose de ne fixer aucune valeur nutritionnelle de référence pour l’acide arachidonique.

Enfin, il n’existe actuellement pas élément de preuve cohérent indiquant que l’apport d’un acide gras polyinsaturé n-6 quelconque ait des effets néfastes sur la santé (ex : en favorisant les maladies associées à l’alimentation). Le groupe scientifique propose de ne pas fixer un apport maximal tolérable pour les acides gras polyinsaturés n-6 totaux ou individuels.

Acides gras polyinsaturés n-3 (AGPI n-3)

L’acide alpha-linolénique (ALA), qui ne peut pas être synthétisé par l’organisme et est nécessaire au maintien de « l’intégrité métabolique », est donc considéré comme un AGE. Les données scientifiques sont toutefois insuffisantes pour déduire un besoin nutritionnel moyen, un seuil d’apport minimal ou un apport de référence pour la population. Le groupe scientifique propose de fixer un apport adéquat pour l’acide alpha-linolénique de 0,5 % de l’AE, basé sur les estimations des apports moyens les plus faibles dans les divers groupes de population de plusieurs pays européens, dans lesquels aucun symptôme manifeste de carence en acide alpha-linolénique n’a été observé. Il n’existe aucun élément de preuve convaincant indiquant que l’apport d’acide alpha-linolénique aurait des effets néfastes sur la santé (ex : en favorisant les maladies associées à l’alimentation). Le groupe scientifique propose par conséquent de ne pas fixer un apport maximal tolérable pour l’acide alpha-linolénique.

Le corps humain peut synthétiser l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA) à partir de l’acide alpha-linolénique. Des études d’intervention ont démontré les effets bénéfiques des acides gras polyinsaturés n-3 à longue chaîne préformés sur les facteurs de risque cardiovasculaire reconnus comme la réduction des concentrations plasmatiques de triacylglycérols, l’agrégation plaquettaire et la pression artérielle. Ces effets ont été observés à des apports ≥ 1 g par jour, bien supérieurs aux niveaux qui ont été associés à un risque plus faible de maladie cardiovasculaire dans des études épidémiologiques. En ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, des études d’intervention et épidémiologiques prospectives indiquent que la consommation de poisson gras ou de compléments alimentaires contenant des acides gras polyinsaturés à longue chaîne n-3 (en quantité équivalente à une plage de valeurs allant de 250 à 500 mg d’acides eicosapentaénoïque et docosahexaénoïque par jour) diminue le risque de mortalité associée aux maladies coronariennes et de mort subite cardiaque (MSC). Un apport de 250 mg par jour pour la somme des acides eicosapentaénoïque et docosahexaénoïque semble suffisant pour la prévention primaire chez les sujets sains. Par conséquent, et en tenant compte du fait que les données disponibles sont insuffisantes pour déduire un besoin moyen, le groupe scientifique propose de fixer un apport adéquat de 250 mg pour la somme des acides eicosapentaénoïque et docosahexaénoïque pour l’adulte, basé sur des considérations cardiovasculaires.

Pendant la grossesse et l’allaitement, il convient d’ajouter à cet apport 100 à 200 mg d’acide docosahexaénoïque préformé, pour compenser les pertes oxydatives d’acide docosahexaénoïque alimentaire maternel et l’accumulation d’acide docosahexaénoïque dans les lipides corporels du fœtus/nourrisson.

Chez les nourrissons plus âgés, les apports d’acide docosahexaénoïque à des niveaux de 50 à 100 mg par jour se sont avérés efficaces sur la fonction visuelle pendant la période d’introduction d’une alimentation complémentaire et sont considérés comme adéquats pendant cette période.

Le groupe scientifique propose un apport adéquat de 100 mg d’acide docosahexaénoïque pour les nourrissons de plus de six mois et les jeunes enfants de moins de 24 mois.

Les éléments de preuve actuellement disponibles ne permettent pas de fournir une estimation quantitative d’un apport nutritionnel adéquat spécifique à un âge donné pour l’acide eicosapentaénoïque et l’acide docosahexaénoïque pour les enfants âgés de 2 à 18 ans. Toutefois les recommandations nutritionnelles pour les enfants doivent être cohérentes avec les recommandations pour la population adulte (à savoir la consommation de poisson gras 1 ou 2 fois par semaine ou l’apport d’environ 250 mg par jour pour la somme des acides eicosapentaénoïque et docosahexaénoïque).

Acides gras trans (AGT)

Les acides gras trans ne sont pas synthétisés par le corps humain et ne sont pas nécessaires dans l’alimentation. Dès lors, aucun apport de référence pour la population, besoin nutritionnel moyen ou apport adéquat n’est fixé.

Les régimes alimentaires contenant des acides gras monoinsaturés trans, comme ceux contenant des mélanges d’acides gras saturés, augmentent les concentrations de cholestérol total et LDL selon une relation dose-réponse, par comparaison à la consommation d’aliments contenant des acides gras monoinsaturés cis ou des acides gras polyinsaturés cis. Les régimes alimentaires contenant des acides gras monoinsaturés trans réduisent également les concentrations sanguines de cholestérol-HDL et augmentent le rapport cholestérol total / cholestérol-HDL. Les éléments de preuve disponibles indiquent que les acides gras trans provenant des ruminants ont des effets néfastes sur les lipides et les lipoprotéines sanguins similaires à ceux issus de sources industrielles, lorsqu’ils sont consommés en quantité égale. Des études de cohorte prospectives montrent une relation cohérente entre des apports plus élevés d’acides gras trans et un risque accru de maladie coronarienne. Les éléments de preuve disponibles sont insuffisants pour déterminer s’il existe une différence entre les acides gras trans provenant des ruminants ou de sources industrielles, consommés en quantités équivalentes, en ce qui concerne le risque de maladie coronarienne.

Les acides gras trans alimentaires sont apportés par plusieurs graisses et huiles qui sont également des sources importantes d’acides gras essentiels et d’autres nutriments. Dès lors, il existe une limite à la réduction de l’apport d’acides gras trans sans compromettre l’adéquation de l’apport de nutriments essentiels. Le groupe scientifique conclut par conséquent que l’apport d’acides gras trans doit être aussi faible que possible dans le contexte d’une alimentation adéquate sur le plan nutritionnel. La limitation de l’apport d’acides gras trans devrait être considérée lors de l’établissement d’objectifs et de recommandations nutritionnels.

Les isomères conjugués de l’acide linoléique (CLA)

Il n’existe aucun élément de preuve convaincant qu’un quelconque isomère conjugué de l’acide linoléique présent dans l’alimentation joue un rôle dans la prévention ou la promotion des maladies associées à l’alimentation. Le groupe scientifique propose donc de ne fixer aucune valeur nutritionnelle de référence pour les isomères conjugués de l’acide linoléique.

Cholestérol

Le cholestérol étant synthétisé par le corps, il n’est donc pas nécessaire dans l’alimentation. Dès lors, aucun apport de référence pour la population, besoin nutritionnel moyen ou apport adéquat n’est fixé.

Malgré la relation dose-réponse positive entre l’apport alimentaire de cholestérol et les concentrations sanguines de cholestérol-LDL, le principal déterminant alimentaire des concentrations sanguines de cholestérol-LDL est l’apport d’acides gras saturés. De plus, le cholestérol alimentaire provient essentiellement d’aliments qui sont également des sources significatives d’acides gras saturés alimentaires, comme les produits laitiers et les produits à base de viande. Dès lors, le groupe scientifique a décidé de ne pas proposer d’apport de référence pour le cholestérol en plus de sa conclusion sur l’apport d’acides gras saturés.

Keywords

Fat, fatty acids, total fat, saturated fatty acids (SFA), monounsaturated fatty acids (MUFA), polyunsaturated fatty acids (PUFA), n-3 PUFA, n-6 PUFA, cholesterol, trans-fatty acids (TFA), conjugated linoleic acid (CLA), dietary requirements, blood lipids,